Aussi nous vous invitons à lire cet article de Réponse à TOUT paru le 29/06/2014 :

Pour inciter les jeunes à se protéger au cours d’un rapport sexuel, les bénévoles du festival Solidays attirent leur attention sur le préservatif féminin. Entre grimaces et interrogations, rares sont les festivaliers a vraiment connaître ce contraceptif.

« Ça me dégoûte ce truc. C’est comme si tu faisais l’amour à un sac poubelle ! » Mathieu, 21 ans, a déjà entendu parler du préservatif féminin mais, pour lui, pas question de tester. Le jeune homme est en train de parcourir « Sex in the City », l’exposition vedette du festival Solidays (27-29 juin). L’espace invite les visiteurs à parler de leur sexualité tout en les informant sur les pratiques à risque. Le but est d’aborder les sujets relatifs au VIH et au sida en douceur, en évoquant l’aspect « plaisir » d’un rapport sexuel.

À la fin du parcours, des bénévoles répondent aux questions des festivaliers et en profitent pour présenter un contraceptif méconnu : le préservatif féminin. Assis autour d’une table, on leur montre « la bête » : une gaine très fine équipée d’un anneau souple aux deux extrémités. On leur explique qu’il suffit de tourner l’anneau le plus petit en huit et de le placer au fond du vagin.

Préservatif féminin : « Ça doit couler partout ! »

Un bénévole s’approche de Mathieu : « Je t’assure que tu ne remarqueras même pas que ta partenaire en porte un. Il adhère très bien à la peau et est conducteur de chaleur. Les sensations sont bien mieux qu’avec un préservatif masculin classique ». Le festivalier fait la moue. Il apprend qu’il est possible de garder le contraceptif pendant huit heures et qu’il n’y a pas besoin d’en changer, à condition de garder le même partenaire. « C’est gore ! Ça doit couler partout ! » Le bénévole le coupe : « Mais non, ça ne coule pas. Nous ne sommes pas des tuyaux ! L’organisme préserve le liquide, comme un réservoir. » Le jeune homme et ses amis éclatent de rire. Mathieu va être difficile à convaincre mais Hadrien, son ami, paraît moins réticent : « Je ne connais pas du tout donc pourquoi pas. »

Préservatif féminin : « J’aurais trop peur de l’avoir mal posé »

Pierre, 24 ans, a déjà testé. Il n’a pas aimé. « Ce n’est pas pratique et pas très engageant tout ce plastique (la partie externe cache la vulve). Quitte à choisir, je préfère le préservatif masculin. » Pourtant, on nous assure que c’est formidable. « On ne le sent quasiment pas à condition qu’il soit bien mis », précise un autre bénévole en charge de la prévention à Solidarité Sida. « Oui, c’est bien ça le problème, commente Chloé, 27 ans. Ça me paraît super compliqué à mettre. J’aurais trop peur de l’avoir mal posé ! » Les bénévoles expliquent qu’il ne faut pas hésiter à s’entraîner chez soi, pour intégrer le bon geste.

Clément, 24 ans, ne connaît pas du tout le concept. Il semble assez enthousiaste : « J’ai hâte qu’on m’en dise plus ! » Nolwenn, 19 ans, est elle aussi plutôt emballée : « Je savais que ça existait mais je ne savais pas comment l’utiliser. C’est vraiment cool qu’on nous le présente ! » Pour Morgane, 20 ans, pas de surprise : le préservatif féminin, elle connaît déjà. « Ma mère est très ouverte. Elle m’a beaucoup sensibilisée à la contraception, à la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, etc. À l’école, on nous explique des choses qu’on connaît déjà. C’est hyper important d’avoir des parents qui osent nous parler de sexualité. » Laura, 19 ans, acquiesce : « C’est important de discuter ouvertement. Ici, ce qui est bien, c’est qu’on brise vraiment la glace autour du sexe et, du coup, on apprend plein de choses !»